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On a trouvé une voiture !

Après deux semaines à sillonner la ville à pied, on commence vraiment à avoir envie d’une voiture!

Dunedin n’est pas vraiment une ville à vivre sans voiture (très peu de transport en commun (comme dans le reste de la Nouvelle-Zélande d’ailleurs)). La ville étant aussi très vallonnée, c’est plus pratique pour faire les courses et pouvoir sortir un peu de la ville, voir la campagne.

Seulement la Nouvelle-Zélande pour les voitures c’est un peu comme l’Afrique : ils n’en produisent pas sur place, du coup ils importent énormément de voitures d’occasion, principalement du Japon et les prix sont assez chers. La voiture d’occasion typique est une Toyota, de 300.000km pour environ 4.000$ (2400€), et après ils les gardent 20 ans et leurs font atteindre des kilométrages pas croyables.

Notre but au départ était d’acheter un mini-van (genre Toyota Hiace) pour pouvoir partir vadrouiller facilement. Mais en cette saison (juste avant l’été) et à Dunedin, on en a trouvé très très peu : tout ceux qu’on a vu étaient des épaves vendues à prix d’or. On s’est finalement résolus à chercher une voiture assez grande pour pouvoir dormir dedans et la revendre dès qu’on aura trouvé le van de nos rêves.

On l’a trouvée sur Trademe. On lui a fait passer une expertise, ça se fait beaucoup ici. Pour 150$ dans un garage agréé AA, ils l’inspectent de fond en comble et notent tous les défauts. Sur la nôtre, ils en ont quand même trouvés quelques uns, ce qui nous a permis d’avoir une base pour négocier le prix. On est donc maintenant propriétaires d’une Toyota Estima Lucide de 1996, achetée à 220.000km pour 3200$ :

Notre voiture
Elle a un chouette look « voiture futuriste vue dans les année 70 », non ?

C’est une essence (le diesel est très peu répandu ici et hyper taxé), avec une boite automatique. Bon, c’est un veau mais elle est grande. Il nous reste à trouver un petit matelas et bricoler un support pratique. Il faut aussi qu’on fasse quelques bricoles dessus (comme changer les essuies-glaces) pour le prochain contrôle technique à la fin du mois (le contrôle technique, ou WOF (Warranty of Fitness) à passer tous les 6 mois ici).

On s’est lancé dans le décrassage intégral mais un des sièges s’est rebellé :

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Accueil et premières impressions

Enfin arrivés !

Le chef d’Alice, Ross, et sa femme, Caroline, sont venus nous chercher à l’aéroport et nous ont déposé au motel où on a une chouette chambre, assez grande, avec un espace cuisine (et ils nous avaient acheté quelques trucs à manger ; du pain de mie, des rice crackers, du houmous, quelques kiwis,…).

Le vendredi Alice est allée faire un tour à son boulot voir son bureau mais il n’y avait pas grand monde car il y avait eu un évènement la veille (une fête ? On n’a pas bien compris). Et on s’est baladé un peu en ville avant de retrouver Ross et Caroline, qui nous ont promené en voiture. Il nous ont montré les différents quartiers de la ville en commentant à chaque fois pour qu’on sache un peu plus où chercher une maison. On est monté à Signal Hill, une colline qui domine la ville de laquelle on faisait un feu pour signaler l’arriver de bateaux au port. Et enfin ils nous ont invité à manger chez eux (enfin on a pris de la nourriture à emporter chez un indien qu’on a mangée chez eux. On a mangé autour d’une table mais ça n’avait pas vraiment l’air dans leurs habitudes).

Le premier weekend a été un peu difficile. On était fatigué du voyage et on s’était peut-être un peu monté la tête : tout le monde nous parlait des paysages incroyables de Nouvelle-Zélande, alors que le seul bout de campagne qu’on a vu entre l’aéroport et la ville était très commun : des prairies vertes avec des moutons. On a trouvé la ville assez petite, et surtout il faisait froid !

Après on le savait, les gens établis à Dunedin avec qui on avait Skypé nous avaient prévenu : « Dunedin c’est un peu le Lille local, une ville très étudiante, mais pas si grande que ça (beaucoup moins que Lille), et très au nord sud, avec un temps pourri ».

On est arrivé le lendemain des derniers partiels des étudiants, maintenant c’est les grandes vacances. On ne voit que les traces de leur dernière année d’étude sur les maisons autour de nous. Toutes les maisons du centre ville, autour de l’université, sont totalement ruinées, les fenêtres sont cassées, les jardins débordent de canettes de bière,… On voit les propriétaires qui s’affairent de partout pour les réparer afin de les relouer à la rentrée. Avec ça et les différents échos qu’on a eus, il nous semble que la vie étudiante à l’air assez animée ici.

Finalement, en se baladant, on apprécie de plus en plus la ville. Alors oui c’est pas grand, mais y a quand même pas mal de boutiques dans le centre, on peut trouver à peu près tout ce que l’on veut. Il y a quelques jolis bâtiments de l’époque victorienne. Et quant à la nature, on est allé faire un petit tour (en transport en commun) à Port Chalmers, le port de la ville qui est plus en aval dans la péninsule. En y regardant bien, tout est un peu différent, : il y a beaucoup de fleurs qu’on n’a pas en France, c’est super joli… mais on a oublié d’emporter notre appareil photo.

Départ de Toulouse pour Dunedin

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Il fallait bien que je réutilise cette image ! ;-)

Et voilà, le blog est ouvert !
On est prêt pour le grand départ.

Les dernières semaines ont été bien occupées, on a vidé notre ancien appartement (merci les copains et surtout merci Mimi), dit au-revoir aux copains (snif !), remonté toutes nos affaires chez nos parents (re-snif !) et sélectionné le peu de choses qui auront le droit de nous rejoindre en Nouvelle-Zélande (deux cantines en métal (merci Grégoire) expédiées par avion de fret).

Mais il a surtout fallu remplir le dossier pour la demande de visa (un truc de malade, un dossier de quarante pages, des certificats médicaux à remplir dans tous les sens, radio des poumons, prises de sang, le tout à faire remplir en anglais par des médecins pas vraiment coopératifs), et attendre de les recevoir (sans pouvoir avoir une estimation de date, même en appelant tout ce qu’on nous a dit c’est « entre 5 et 25 jours ») pour pouvoir enfin prendre nos billets un peu à la dernière minute du coup. L’attente de ce visa a été vraiment dure, on n’était plus chez nous, on n’avait plus nos amis et on n’avait toujours pas d’avenir précis, on ne savait pas quand on partait ni rien.

Mais enfin, on les a reçu et après tout est allé très vite, confirmation des billets, dernier tri d’affaire, derniers adieux et hop, nous voilà parti pour l’aventure à l’autre bout du monde !